RDC: Affrontement à l’arme blanche entre Kabilistes et Tshisekedistes à Lubumbashi
Kinshasa – Les militants de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) et ceux de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se sont affrontés, samedi 5 novembre dans la matinée, à Lubumbashi lors du lancement de la campagne électorale du parti d’Etienne Tshisekedi dans la ville. Un peu partout en République démocratique du Congo, la campagne électorale tourne peu à peu en affrontements, parfois à « armés » entre militants de l’opposition et ceux de la majorité présidentielle.
Alors que les violences qui ont ponctué la période pré-électorale faisaient craindre d’autres d’ici au scrutin, la campagne elle, tourne peu à peu à la catastrophe.
D’après la Radio Okapi, la caravane de l’UDPS (parti de l’opposition ) a été attaquée, ce samedi 05 novembre, devant le siège de l’Unafec (parti au pouvoir) dans la commune Kenya à Lubumbashi. Les militants de ces deux partis se seraient affrontés à coup de couteaux, de machettes et de gourdins. Des témoins font état de plusieurs personnes blessées et d’importants dégâts matériels, affirme ainsi le correspondant de la Radio Onusienne sur place.
Les responsables de l’UDPS ont indiqué qu’un membre du parti a été tué et trois de leurs véhicules incendiés. Ceux de l’Unafec ont affirmé que les militants de l’UDPS ont saccagé la permanence de leur parti.
La police est intervenue pour rétablir le calme.
Plus tard dans l’après-midi, des cadres de deux partis ont appelé leurs militants à l’apaisement.
Le secrétaire fédéral adjoint de l’UDPS a expliqué que ce n’était pas le moment de céder à la provocation.
Le Président l’Unafec, Kyungu wa Kumwanza, a demandé aux habitants de la province de garder leur calme ajoutant qu’ils n’avaient pas intérêt à favoriser les troubles.
La veille, des échauffourées avaient opposé les militants de ces deux partis lors du lancement de la campagne de l’Unafec.
Le lundi 1er août, le siège de l’UDPS à Lubumbashi avait été attaqué. Le parti avait attribué l’attaque aux membres de l’Unafec.
Le 29 octobre dernier, des affrontements avaient éclatés à l’aube du lancement officiel de la campagne électorale entre les militants de l’UDPS et ceux du PPRD (un autre parti de la majorité au pouvoir) à Mbuji-Mayi .
La République démocratique du Congo doit élire son président et ses députés, dans un mois, le 28 novembre prochain.
Le pays ne semble pas prêt, estiment 41 ONG qui émettent « de sérieux doutes quant à la possibilité de tenir des élections crédibles, transparentes et démocratiques dans les délais officiels ». Leur collectif publie un communiqué de presse alarmant le 28 octobre dernier, à l’occasion du lancement de la campagne électorale.
Depuis mars, l’ONG Human Rights Watch a de son côté relevé «des dizaines de cas de discours haineux manifestement basés sur des critères ethniques, ainsi que d’incitation à la violence, de la part de candidats politiques et de leurs partisans», dans plusieurs provinces du pays, notamment à l’est, une région instable où des groupes armés sont toujours actifs.
Autre inquiétude: la tenue effective le 28 novembre des deux scrutins à un tour. Depuis quelques semaines et avec une insistance accrue à mesure que l’échéance approche, les regards sont tournés vers la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour savoir si elle arrivera à respecter ce calendrier serré.
Des observateurs électoraux du Centre Carter ont évoqué récemment une «menace sérieuse» sur le maintien de la date, due à des retards et contraintes logistiques et techniques, et ont demandé à la Céni de redéfinir un calendrier «alternatif et réaliste», si nécessaire.
Il n’y aura «ni report ni découplage» des scrutins, ne cesse pourtant de répéter le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la Céni.
La Commission électorale, aidée par la Monusco, doit relever le défi de déployer en un mois quelque 186.000 urnes et 64 millions de bulletins dans les 62 000 bureaux de vote répartis dans un pays grand comme près de quatre fois la France et aux infrastructures délabrées.
Quand les autres chercher à convaincre l’UDPS à la nécessité de signer l’actes de bonne conduite, ils ont trouvé ca non fondé, s’ils avaient signé cette actes et appeler leurs » combattants » au respect des opinions des autres ainsi qu’à l’éducation citoyenne, tous ces incident déplorables allaient peut-être être évités.
soyez impartial, vous n’affichez pas d’autres commentaires, cela montre votre position.
Nous déplorons d’abord la mort de ce militant qui est mort pour la campagne d’un candidat et non pour la cause noble de la nation.
C’est l’UDPS qui a provoqué l’autre camp, et celui ci n’a fait que réagir aux menaces leur lancées, qu’il batte campagne au calme, there are faithing a loosing battle.